Libourne : Réappropriation du banal.
Longtemps, j'ai cru que l'intérêt d'une ville résidait dans ses hauteurs ou son exceptionnel. Pendant longtemps, j'ai cherché l'adrénaline des toits et des grues, fuyant un quotidien que je jugeais trop calme, presque ennuyeux.
Le confinement a imposé un périmètre : un kilomètre de rayon autour de mon domicile.
Sous la contrainte, mon regard a dû muter, s’adapter. Armé de mon Mamiya RB67, d’un trépied et d’un vélo, j'ai commencé à explorer ce que j'avais toujours ignoré.
Dans le silence des nuits de couvre-feu, les parkings, les devantures et les structures diverses ont révélé une géométrie et des couleurs sur lesquelels je n’avais jamais porté mon attention.
Ce projet est celui d'une réconciliation : apprendre à voir la poésie là où l'on ne voyait que de l'ordinaire.